Les tournures du bureau
« Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire » : bonne formule ou à éviter ?
Vérifié le 31 octobre 2026
Les tournures du bureau
Par la rédaction · vérifié le 31 octobre 2026
Réponse courte
« Suite à » est jugé peu élégant par l’Académie française, « pallier à » est critiqué, « autant pour moi » n’est pas justifié et « à l’attention de » désigne le destinataire. « Je reste à votre disposition » et « je me permets de » ne sont ni condamnés ni recommandés par les sources consultées.
Aucune source française consultée ne condamne ni ne recommande « je reste à votre disposition » : la question n’est pas tranchée par les sources. La Banque de dépannage linguistique, qui décrit l’usage québécois, propose dans ses modèles de conclusion « Je demeure à votre disposition pour vous fournir tout autre renseignement utile » (conclusion de la lettre).
La même page donne « N’hésitez pas à communiquer avec moi pour tout renseignement complémentaire ». « Pour toute information complémentaire » suit le même modèle ; aucune source consultée ne le juge fautif. Voir aussi la rubrique emails professionnels.
L’Académie française juge « suite à » « peu élégant » : la langue commerciale et administrative a abrégé « À la suite de » (Dire, ne pas dire : Suite à). Elle propose « À la suite de », « Pour donner suite à » ou « Par suite de », et, dans ses Questions de langue, « comme suite à », « pour faire suite à » ou « en réponse à ».
| À écrire | À éviter |
|---|---|
| Pour faire suite à notre réunion, voici le compte rendu. | |
| Nous avons pallié le retard de livraison. | |
| Au temps pour moi, la réunion a lieu jeudi. | |
| N’hésitez pas à me rappeler. |
« Pallier est un verbe transitif », rappelle l’Académie française dans sa page Pallier : on pallie un manque, sans « à ». Le Robert note que « Pallier à est fréquent mais critiqué » (pallier). Les deux sources s’accordent : dans un courrier professionnel, écrivez « pallier le problème », « pallier une absence ».
L’Académie française tranche : « la graphie Autant pour moi est courante aujourd’hui, mais rien ne la justifie » (Questions de langue). Larousse conseille d'« Écrire au temps pour moi plutôt que autant pour moi » (temps), et Le Robert n’enregistre que « Au temps pour moi » (temps). Les trois sources lues vont dans le même sens.
Sur une enveloppe ou en tête de courrier, la formule administrative qui désigne le destinataire est « à l’attention de », selon l’Académie française (Questions de langue). « À l’intention de » signifie autre chose : « pour lui, dans le dessein que cela lui soit agréable ». Une fête organisée à l’intention d’un collègue n’est pas un courrier envoyé à l’attention du service comptable.
« N’hésitez pas », à l’impératif, est correct ; la faute fréquente est « N’hésiter pas », à l’infinitif, que l’Académie française explique par l’homophonie des deux formes pour les verbes du premier groupe (N’hésiter pas à m’écrire). Le Robert présente « Au plaisir de vous revoir » comme une « formule aimable d’adieu » et marque « Au plaisir ! » employé seul comme populaire (plaisir).
Avant d’écrire « je me permets de », sachez qu’aucune source consultée ne la juge fautive ni ne la recommande. Pour la formule finale, voir la rubrique formules de politesse.
Non : aucune source consultée ne la juge fautive. La Banque de dépannage linguistique, pour l’usage québécois, emploie « Je demeure à votre disposition ».
Non, mais l’Académie française le juge « peu élégant » et propose « pour faire suite à », « à la suite de » ou « en réponse à ».
Le Robert le dit fréquent mais critiqué, et l’Académie française rappelle que « pallier » est transitif. Écrivez « pallier un problème ».
L’Académie française, Larousse et Le Robert retiennent « au temps pour moi ». Selon l’Académie, la graphie « autant pour moi » est courante, mais rien ne la justifie.
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Vérifié le 31 octobre 2026
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